Responsable CPNT de Gironde, cet agent de maîtrise âgé de 50 ans a déjà porté à de nombreuses reprises les couleurs de son parti. Aux dernières élections européennes, il était tête de liste de Libertas (CPNT+MPF) dans le Sud Ouest. Novopress Aquitaine a interrogé Eddie Puyjalon au sujet des prochaines élections régionales et de la future mosquée de Bordeaux.
Novopress Aquitaine : Monsieur Puyjalon, où en est CPNT dans ses tractations avec l’UMP en vue des élections régionales ?
Eddie Puyjalon: Nous avons intégré le comité de liaison de la majorité gouvernementale, et pour l’instant nous en sommes à une phase de discussion. Nous avons des exigences qui ne sont non négociables, en particularité sur la chasse et sur la ruralité. Nous attendons les résultats du gouvernement et nous nous prononcerons en février sur l’opportunité de rejoindre la majorité. Si nos revendications sont écoutées, nous serons sur les listes de l’UMP avec des places éligibles. Dans le cas contraire, toutes les options seront ouvertes.
Quelles sont vos relations avec le MPFÂ ?
Nous entretenons de bonnes relations avec Philippe de Villiers. Pour ce qui est du MPF, nous avions un accord qui concernait uniquement les européennes. Depuis chacun a retrouvé sa liberté.
Sur Facebook, vous avez rejoint le groupe « Non aux minarets, exigeons un référendum » ? Quelle est votre position sur l’affaire des minarets ?
Bien entendu chaque personne peut accéder à sa religion. Avec CPNT, nous sommes pour la liberté de culte. Cependant, il ne faut pas que l’on soit dans le domaine de l’ostentatoire.
A Bordeaux, Alain Juppé veut faire cadeau aux musulmans d’un terrain d’une valeur de 5 millions d’euros près de la Bastide, pour la construction d’une mosquée. Qu’en pensez-vous ?
Je suis très interrogatif sur cette affaire, notamment quand je vois l’état de nos églises, en particulier dans le monde rural. Dans un certain nombre, nos anciens n’ont même pas de quoi se chauffer le dimanche, et on voudrait faire ce cadeau aux autres ! Je pense que les musulmans ont suffisamment d’argent pour financer eux-mêmes leur lieu de culte. Si CPNT avait des élus, on ne voterait pas ce genre de cadeau.
Entretien réalisé par Louis Forestier pour Novopress Aquitaine