Dans trois mois auront lieu les élections régionales. C’est l’occasion de se pencher sur les mouvements qui vont se présenter devant les électeurs, et notamment les jeunes qui y sont engagés. Rencontre avec Etienne Bousquet, « chargé de mission » pour le Front national de la jeunesse en Aquitaine.
Pourriez-vous vous présenter aux lecteurs de Novopress Aquitaine ? Depuis quand êtes vous au FNJ et pourquoi ?
Etienne Bousquet, j’ai 20 ans et je suis originaire de Villeneuve sur Lot. Etudiant à Bordeaux IV, je suis au FNJ depuis 2007 et suis responsable pour l’Aquitaine depuis un mois, sur demande de David Rachline, responsable national des jeunes. Je suis entré au Front national par conviction, pour ses valeurs, et en particulier pour les idées de Marine Le Pen.
Qu’est-ce que pour vous l’identité nationale ? Comment comptez-vous participer au débat ?
L’identité c’est un mode de vie, des valeurs, des traditions, une culture chrétienne. Ce sont tous ces éléments qui sont en train de se déliter. Le Front national peut bien entendu se faire entendre dans ce débat. Celui-ci montre que nous avions raison, il rend nos propositions crédibles.
Nous comptons exprimer notre vision de l’identité lors d’une série d’évènements, notamment lors de notre journée d’action régionale du 23 janvier prochain que nous axerons sur le projet du maire de Pessac de donner un terrain gratuitement pour la construction d’une mosquée. Ce projet bafoue non seulement la laïcité, mais aussi la tranquillité des habitants.
L’Aquitaine a vu naître dernièrement de nombreux groupes politiques très actifs ? Quelles propositions ou quelle offre le FNJ peut-il apporter en plus ?
Ces différents groupes occupent le terrain, et c’est très bien. Nous partageons avec eux un grand nombre d’idées et de valeurs Ils ont bien sûr leur utilité, nous sommes d’ailleurs complémentaires dans la mesure où ce ne sont pas des mouvements électoraux. Mais si ils l’étaient, nous serions concurrents.
Le FNJ apporte lui une visibilité plus importante. Le Front national est une véritable marque. On l’a vu dernièrement avec l’affaire Mitterrand, quand Marine Le Pen a fait trembler le système. Nous sommes connu et reconnu.
L’année 2010 sera certainement l’année du congrès. Deux personnalités ont pour l’instant annoncé leurs candidatures, Bruno Gollnisch et Marine Le Pen. Laquelle souhaiteriez-vous voir accéder à la présidence ?
C’est une question difficile à répondre. Ils ont tous les deux leurs qualités et leurs défauts. Cependant, Marine Le Pen est notre locomotive. Elle a une forte assise électorale dans le Nord et est très à l’aise médiatiquement.
Entretien réalisé par Louis Forestier pour Novopress Aquitaine